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The Deportation Project

La carte du Deportation Project

Entre 2025 et août 2026, l’administration Trump a expulsé plus de 25 000 personnes vers des pays autres que leur pays d’origine. Très peu de ces expulsions ont été annoncées publiquement par les États-Unis, et se déroulent dans l’ombre. Le Deportation Project les a recensées et présentées sur cette carte.

Crédit : Mélody da Fonseca / Forbidden Stories)

Les chiffres clés de notre enquête
  • Au moins 25 447 ressortissants de pays tiers ont été expulsés des États-Unis entre janvier 2025 et le 31 août 2026.
  • Au moins 35 pays ont conclu un accord avec les États-Unis pour accepter des ressortissants de pays tiers au cours de cette période.
  • Au moins 28 pays sont connus pour avoir accueilli des ressortissants de pays tiers au cours de cette période. Au moins 7 autres devraient en accueillir à la suite d’un accord.

Explorez la carte

Crédits : Evident Media, Icetracking.org, Forbidden Stories, FRANCE 24, Berkeley Human Rights Center · Crédits données : Ice Flight Monitor, Third-Country Deportation Watch

Les données présentées sur cette carte ne proviennent pas de l’administration Trump. La plupart des vols ne sont pas annoncés publiquement, et le nombre de personnes expulsées ainsi que leur nationalité restent souvent confidentiels. Recenser les expulsions dites « vers des pays tiers » – celles de migrants expulsés du territoire américain, mais pas vers leur pays d’origine – est un travail quotidien auquel des organisations telles que Human Rights First et Refugees International se consacrent depuis plus d’un an. Une grande partie des données figurant sur cette carte repose sur leur travail.

Les deux ONG ont créé « Third Country Deportation Watch », un site qui recense le nombre d’accords signés ainsi que le nombre de ressortissants de pays tiers expulsés chaque mois vers chacun des pays concernés.

« Je pense que, grâce à un effort véritablement concerté de la société civile – et j’y inclurais notre organisation, mais aussi les avocats, nous avons vraiment mis en lumière ces pratiques, et fait qu’il soit plus difficile qu’elles continuent dans le secret », a déclaré Savi Arvey, de Human Rights First.

Elle explique que son organisation a constitué tout un réseau d’ONG et de personnes sur le terrain dans les pays d’accueil afin de recueillir des informations sur chacun des vols transportant des ressortissants de pays tiers.

Des données supplémentaires proviennent également du suivi réalisé par le Human Rights Center de l’UC Berkeley, d’articles publiés par des journalistes partout dans le monde, ainsi que des enquêtes menées par les membres du consortium.

Cette carte constitue également un portail vers les travaux publiés par les 26 médias impliqués dans ce projet, sur lequel 72 journalistes ont travaillé pendant six mois, et comprend des images et des vidéos exclusives obtenues par le consortium. Elle fournit des informations sur les accords opaques conclus par les États-Unis qui ont permis ces expulsions, et présente les pays d’origine des personnes expulsées vers des pays tiers.

Sources: ICE Flight Monitor, un projet de Human Rights First; Third-Country Deportation Watch, un projet conjoint de Human Rights First et Refugees International; UC Berkeley’s Human Rights Center (HRC); demandes d’accès à l’information et enquête par notre consortium; avocats représentant des ressortissants de pays tiers; articles de médias locaux et internationaux; autorités de pays impliqués.

Les transferts de personnes expulsées vers leur pays d’origine et transitant par un pays tiers n’ont pas été pris en compte dans le décompte des ressortissants de pays tiers transférés. 

Notre méthodologie complète est à retrouver ici.

Par Magdalena Hervada (Forbidden Stories), Lise Kiennemann (France 24), Michael Sparks (Icetracking.org x Evident Media)

Avec les contributions de Léa Péruchon, Sofía Álvarez Jurado, Sofia Soldà (Forbidden Stories)

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